Les dernières actualités et réflexions
autour de la photographie engagée et artistique.

Le prochain numéro de Positif sortira le 1er mars prochain.

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© Picto

Dans cette édition, vous retrouverez un dossier spécial PICTO à l'occasion des 75 ans du célèbre labo en 2025.
Dans la rubrique Lumière sur... se succèderont l'histoire de Pierre Gassmann, le fondateur, une rencontre avec Thomas Consani, le tireur argentique noir et blanc de PICTO, 38 ans de tirages, et une interview de Victor Gassmann, secrétaire Général du labo, 4e génération à conduire de main de maître l'entreprise familiale reconnue Entreprise du Patrimoine Vivant.

Catherine Raspail

Exposition « Chuchotements » de Laëtitia Rousé

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© Laëtitia Rousé

Du 23 janvier au 20 mars 2026, PhotoTime accueille l'exposition « Chuchotements » de Laëtitia Rousé.
Dans cette série de fragments photographiques, la photographe y présente des moments suspendus, entre souffle et lumière. Une invitation à ralentir, à regarder doucement, à écouter ce qui se dit à voix basse.
Vernissage le vendredi 23 janvier à partir de 19 h. PhotoTime, 10, boulevard Carnot à Lille

Laëtitia Rousé

« Entre nous », Carte blanche à April Tavernier

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© April Tavernier

À l’occasion de l’afterwork de l’Agence de la Passerelle, Frédéric Haffner m’a proposé une carte blanche pour présenter mon travail. L’exposition « Entre nous » réunit quatre séries qui explorent l’altération du réel et les barrières, visibles ou invisibles, que nous rencontrons en tant qu’êtres humains. De l’esthétique et du corps idéalisé dans « Pop Star », au dialogue intérieur proposé par « Regards croisés », en passant par les paysages transformés par la pollution dans « Arbres en plastique », jusqu’au parallèle entre ruines, mémoire et temporalité fragile de la fleur cueillie dans la série « Entre ruines et vie », cette exposition invite à porter un regard sensible sur nos relations au monde et aux autres.
Entre nous
Carte blanche à April Tavernier
Du 8 janvier au 26 février 2026 - Agence de la Passerelle – ERA Immobilier, 63 rue Raymond Derain, Marcq-en-Barœul
Ouverture
de 10 h à 18 h du lundi au vendredi et de 10 h à 15 h le samedi. Horaires variables : merci d’appeler le 03.62.27.73.00

April Tavernier

Tronches de Vies par Frédérick Guerri

Tronches de Vies, photographies de Frédérick Guerri
© Frédérick Guerri 2025

C’est un panorama de portraits qui défile. Noir, blanc, gris, tout est dans la nuance de ces personnes croisées au cours de mon chemin, racontant leurs méandres de vie, leurs sentiers salvateurs, leurs vastes plaines infructueuses, leurs parcours atypiques, leurs boulevards passionnels et enfin les noms des places qu’ils occupent comme une victoire « place de la victoire », quel beau nom.

C’est une mise en lumière parfois après des clairs-obscurs, des levers de soleil timides, des ombrages du temps, des contre-jours maintenant fructueux où l’on s’accroche à chaque rayon de la vie et fait rejaillir ce réfléchissement que l’apparent ignore, que le monde juge.

C’est un bref instant de partage, sans âge, sans mise en scène, une lumière sur fond noir, un face-à-face, une connivence et une confiance livrée en en-pieds, nourrie d’interrogations sur soi, l’image de soi, l’image satisfaisante ou non.

C’est aussi : que dire, qu’écrire sur soi, qu’offrir, que garder pour soi.

Tronches de vies est une aventure mise bout à bout où chacun détient une vérité, un fragment d’histoires qui font l’Histoire, celle que l’on raconte, que l’on se raconte sans invention, sans prétention, presque une histoire sans paroles, mais qui dit tant sur notre temps, comme un cinéma muet.

Livre et exposition courant 2026.

Frédérick Guerri

Alex Dinaut - TUMUR : voyage intérieur en Mongolie

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© Alex Dinaut

Dans TUMUR, son premier livre photographique, Alex Dinaut raconte une errance en Mongolie qui devient voyage intérieur. Parti pour suivre la reconstruction de militaires blessés, il bascule lui-même dans l’épreuve après une chute de cheval. De cette fragilité naît un regard neuf : portraits nomades, paysages de steppe, instants suspendus où la lumière devient soutien, respiration, vérité.
Les Mongols lui donnent un nom : « Tumur », le fer. Un symbole de résilience qui traverse chaque image. Avec une écriture visuelle sensible, humble et précise, Alex Dinaut compose un récit où l’humain prime sur le décor, où la photographie devient un chemin pour se retrouver. TUMUR est moins un livre de voyage qu’un livre de transformation. Un pas après l’autre, une lumière après l’autre.

https://www.alexdinaut.net/livre-tumur

Olivier Avez

Désir - Bertrand Arnould • Anaïs Gheeraert

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© Bertrand Arnould • Anaïs Gheeraert

Pendant un mois, chacun·e de leur côté, Bertrand et Anaïs ont capturé et mis en lumière la notion du désir qui s’inscrivait dans leur quotidien.
Chaque jour, chacun·e a pris une photographie et a écrit un texte lui faisant écho, sans jamais savoir ce que l’autre ne photographiait ni écrivait à mesure que le mois s’écoulait.
Chacun·e s'est emparé·e du thème à sa façon et avec son langage. Anaïs a choisi d'adresser sa pensée de façon directe à l'autre. Bertrand a installé la sienne dans la sobriété d'un verbe. Ils ont joué le jeu, sans tricher, et ont laissé la magie opérer. Parfois leurs regards se répondent, parfois ils ouvrent des chemins parallèles.
Cet ouvrage est le fruit de leurs voyages respectifs, mis en miroir au fil des jours.
Désir : livre - 18 x 13 cm - 70 pages, édition limitée à 100 ex. (numérotés à la main) et imprimée à Roubaix.

Disponible au Grand Bassin Roubaix
ou www.bertrandarnould.com
ou www.instagram.com/poesiebarree

Bertrand Arnould

« 16 Nœuds » le nouveau livre de Régis Lelièvre.

Street photographie, photo de rue
© Régis Lelièvre
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© Régis Lelièvre

Dans un monde où tout s’accélère, il est bon parfois de ralentir l’allure en réduisant la voilure, afin de mieux apprécier tout ce qui nous entoure.
Prendre son temps, ça n’est pas renoncer à l’efficacité, mais plutôt redonner de la valeur à chaque geste, à chaque pensée en vue de mieux savourer l’instant T.
Prendre son temps permet d’offrir à son esprit le meilleur moyen de s’évader.
Et du temps, le photographe Régis Lelièvre en a pris pour observer la vie à bord d’un immense cargo qui reliait l’Europe à l’Amérique.
Durant 11 jours de traversée, il a été le témoin privilégié d’une routine quotidienne qu’il a immortalisé par des centaines de photos argentiques. Il faut dire qu’à l’époque, il fallait prendre son temps pour saisir l’instant.
28 ans plus tard, il décide de faire le tri pour ne sélectionner que les 60 plus marquantes afin de nous offrir bien plus qu’un livre de photos souvenirs ; un livre de bord, comme le reflet du temps qui passe … lentement.
Contact : regis.studio@orange.fr
lelievre.photographe@gmail.com

Olivier LECLERCQ

2025 : l'année Marie-Laure de Decker.

Street photographie, photo de rue
© Marie-Laure de Decker

Après la très belle rétrospective de la MEP, le travail de la photographe, relayé par ses fils Pablo et Balthazar, est mis à l'honneur sous la grande verrière du Grand Palais.
Autoportraits, portraits des combattants tchadiens et du peuple Wodaabe, luttes et espoirs, toute la lumière de Marie-Laure éclaire les stands conjoints des galeries A.L. Buffard et In Camera. A voir et revoir !
PARIS PHOTO du 13 au 16 novembre 2025.

Catherine Raspail

Le prix de la Puissance du Lien par Sakura

Street photographie, photo de rue
© Credit Photo : Reza

En 2026, La Puissance du Lien et le Fonds Sakura lancent, pour la deuxième année, un concours de photographie : le Prix de la Puissance du Lien par Sakura. Placé sous le thème « Une photo, une histoire, un lien », ce prix invite chacun·e à explorer, à travers son objectif, les multiples visages des relations humaines et sociales.

‍Plus qu’une simple compétition, il célèbre l’émotion, la diversité et la mémoire collective, en donnant une place centrale aux récits visuels qui illustrent les rencontres, les transmissions entre générations et l’ancrage des liens dans nos territoires.

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« Une photo, une histoire, un lien »

‍L’image est plus qu’une capture d’instant : elle est un langage universel, un récit silencieux qui relie celles et ceux qui la créent à celles et ceux qui la regardent. En 2026, le Prix de la Puissance du Lien invite les participant·es à explorer, à travers leur regard photographique, les multiples visages du lien humain et social.

Organisez des réunions régulières entre le mentoré et le mentor. Cela peut être mensuel, trimestriel ou selon une fréquence convenable aux deux parties.
Catégories :
Jeunes (12-25 ans), plus de 25 ans (amateurs ou professionnels)
‍
7 prix seront attribués : 6 prix (2 par catégorie) dotés de 500 € chacun, financés par le Fonds Sakura. 1 Prix du Public doté de 1 000 €, également financé par le Fonds Sakura.
www.lapuissancedulien.org/prix/le-prix-de-la-puissance-du-lien-par-sakura

Claude Gassian - Ailleurs, exactement

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© Claude Gassian

  1975, Patti Smith sort son premier album Horses. 1976, sans commande ni obligation, le jeune photographe Claude Gassian met ses pas dans ceux de la chanteuse venue à Paris pour 2 concerts : Le Père Lachaise et Jim Morrison, la place des Vosges... hors scène. Le style Gassian était né.
Connu pour ses portraits des Stones, Prince, Madonna, Gainsbourg ou Vanessa, il choisit le retrait, laissant place dans ces moments d’abandon, de silence, à la faille, à l’accident qui mettra en lumière l’être sans sa légende.
Le 16 octobre, à la galerie Rabouan-Moussion, ouvre l’exposition Ailleurs, exactement. On y retrouvera ses fameux portraits mais aussi une recherche plus personnelle : Les Tracés électriques, les Pas, les Autoroutes et les Diptyques. Refus de l’instantané, maîtrise retenue du temps, cadrage pictural de structures graphiques, de paysages urbains caractérisent ces clichés moins connus de Claude Gassian.
A l’occasion des 50 ans de la sortie de l’album, Gallimard sort Patti Smith Horses – Paris 1976. Claude Gassian y rassemble un ensemble d’images inédites retraçant ces journées hors du temps passées avec l’artiste. Patti préface.
Ailleurs, exactement, du 18 oct. au 22 nov. 2025, galerie Rabouan-Moussion, 11, rue Pastourelle, 3e, Paris,
commissariat : Thierry Raspail

Catherine Raspail

Catherine Raspail, écrire l’indicible

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© Pascal Baudry

  Auteure, chroniqueuse et romancière, Catherine Raspail tisse des liens sensibles entre les mots et les images. Collaboratrice de photographes et rédactrice pour Positif, écrire avec la lumière, elle écrit comme on photographie : pour retenir la trace d’un instant, d’une émotion, d’un visage. Son écriture accompagne le regard des photographes, en révélant ce qui se cache sous le cadre, la lumière ou le silence d’un portrait. Pour elle, chaque texte est une rencontre, un dialogue entre deux sensibilités, celle de l’artiste et la sienne, où les mots deviennent reflets, échos, prolongements. Inspirée par la force discrète des images, Catherine Raspail cherche à « faire voir » autrement, à traduire l’humain au cœur de chaque photographie, à capter ce que les mots effleurent sans jamais vraiment le dire : l’indicible. Ses collaborations témoignent d’une profonde humanité et d’une curiosité intacte pour le monde, pour ces fragments de vie que l’art rend éternels.

Positif, écrire avec la lumière

Enzo Lucia - Memoria Entomologica

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© Enzo Lucia

  La 9e édition des Sténopédies a ouvert le 4 octobre à Clermont-Ferrand. En alternance avec le Festival Nicéphore+, elles proposent 13 expositions dans 7 lieux gratuits. C’est une proposition unique pour photographes amateurs ou professionnels de montrer son travail. Le jeune photographe Enzo Lucia propose Memoria Entomologica, série et réflexion sur l’image du papillon, métamorphose et mémoire figée. Utilisant le collodion humide sur plaque de verre, il transforme l’instant en éternité, le temps piégé cristallisé dans un espace hors monde.

Catherine Raspail

Polaifos Magazine n° 1 - Vêtues d’une ombre

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© Polaifos

  Sortie du numéro 1 du magazine Polaifos ! Pour inaugurer cette première édition, découvrez le projet «Vêtues d’une ombre», une exploration sensible entre ombre et lumière.
L’idée du projet «Vêtues d’une ombre» est de questionner la limite entre ce qui est visible et ce qui reste caché. À travers un jeu subtil entre ombre et lumière, le corps est suggéré plutôt que dévoilé, comme habillé d’un voile immatériel.
Ce projet ne se limite pas à une recherche esthétique: il invite à réfléchir à notre rapport au corps, à l’intimité, à l’identité. Chaque image célèbre la diversité des formes, les textures, les détails, les imperfections qui rendent chaque individu unique.
En utilisant l’ombre comme matière expressive, ce travail ouvre un espace de liberté, où le corps peut s’affirmer sans artifice, en dehors des normes imposées. Dans un monde saturé d’images explicites, « Vêtues d’une ombre » propose une alternative plus intime et poétique, où la suggestion prend le pas sur la démonstration, et où chacun peut projeter sa propre interprétation.

Polaifos

X – Ray Project

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© Pascal Baudry

  Pour les 30 ans d’Autour de l’Image à Lyon, le photographe Pascal Baudry propose une nouvelle série : X-Ray Project.
L’idée a germé il y a 30 ans dans une galerie de Los Angeles où Pascal se souvient avoir vu une radiographie d’appareil photo.
En 2024, lors d’un passage sous les rayons X, l’inspiration devient réalité : son radiologue lui laisse poser ses boîtiers sous les ondes courtes.
Récit de son expérience de photographe professionnel, cette série expose ses amis fidèles dont on perçoit dès lors les entrailles. C’est grâce à ces objets conçus par des « ingénieurs magiciens » que Pascal écrit avec la lumière.
Les Hasselbladt 500C-M, Leica M2, Polaroïd SX70, 680 et 180 et Widelux F6 choisis entre tous sont devenus de rassurants compagnons de voyage.
Pascal entretient un lien invisible avec eux. Comme la Terre et la Lune, ils sont interdépendants et cohabitent dans une intense promiscuité, une intrication quantique indescriptible et sensible.
C’est cette amitié profonde qui nous est donnée à voir. Porteurs de « cicatrices », témoins du temps passé à documenter le monde, ils restent ses dévoués complices d’écriture photographique.
30 ans déjà, exposition collective du 27 sept. au 24 déc. 2025 Autour de l’Image 44, rue Sala - 69002 Lyon

Catherine Raspail

30 ANS DÉJÀ

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© Thierry Bounan

  « J’ai beaucoup de chance ! » C’est ce qu’affirme haut et fort l’encadreur Thierry Bounan après 30 ans de pratique. L’autodidacte, ex maître-nageur, aime le rock, la compète... et l’art. Dans son lieu atypique qu’il baptise une « petite maison », il travaille entouré par une jeune équipe, sa playlist en fond sonore. Son atelier doublé d’une petite galerie est un laboratoire, tremplin pour des artistes jeunes ou émergents. Plaisir d’exposer, plaisir de se faire plaisir, celui qui s’est construit un œil depuis ses 20 ans marche à l’intuition. Complice des artistes, il réinvestit dans du partage. Autour de l’Image fête 30 ans d’émotions, d’art et d’amitié. Parfois bougon mais passionné et généreux, Thierry vous accueillera autour d’un café entre Bashung et Joy Division. Celui qui, en vacances, Saul Leiter en tête, joue, sans prétention, au photographe ne travaille pas : il transmet.
30 ans déjà, exposition collective, du 27 sept. au 24 déc. 2025, vernissage le 27 septembre de 16 h à 20 h. 44, rue Sala - 69002 Lyon

Catherine Raspail

Positif, écrire avec la lumière, naissance d’un projet

Street photographie, photo de rue
© Positif, écrire avec la lumière

Naissance de Positif, écrire avec la lumière. Un jour, dans mon atelier, j’ai fait un simple 360° : des portes-documents noirs débordaient de tirages, des photos et des livres attendaient un lecteur. Frustré de ne pas les montrer, j’ai décidé d’en faire quelque chose. En en parlant autour de moi, l’enthousiasme a été immédiat. C’est ainsi qu’est né Positif, écrire avec la lumière.

Sortir du cadre

Je ne voulais pas d’une exposition classique, mais un espace libre et accessible, où chacun pourrait circuler, feuilleter, choisir une image et rencontrer les photographes. Douze artistes ont participé au premier événement, chacun offrant un aperçu de son univers, avec pour objectif de créer émotion et rencontre.

Le titre et sa signification

Le titre s’est imposé naturellement : pour un photographe, le positif est l’image qui apparaît après la chambre noire. Dans la vie, c’est une façon de rester curieux et optimiste. « Écrire avec la lumière » renvoie à l’essence même de la photographie : chaque cliché est une trace lumineuse, une écriture silencieuse.

L’émotion avant tout

Au départ prévu pour le web, Positif, écrire avec la lumière a trouvé sa place sur papier : feuilleter, toucher, ressentir le rythme des images et des textes crée un dialogue direct avec la photographie. Noir et blanc, couleur, argentique, numérique, expérimental… l’émotion est le fil conducteur. Donner la parole aux photographes Positif, écrire avec la lumière, n’est pas qu’une vitrine : c’est un espace de parole. Chaque photographe se présente, partage son parcours et sa vision, permettant au public de découvrir l’intimité derrière l’image. Les participants sont choisis par coup de cœur, souvent via les réseaux sociaux, et certaines rencontres restent marquantes.

Des personnes passionnées

Pour lancer ce projet, j’ai mis ma propre pratique en suspens. Découvrir et partager des images me nourrit et me satisfait. Je me vois désormais comme un montreur de talents. Je suis accompagné de personnes précieuses : Catherine Raspail, qui contribue aux textes et à la mise en valeur des images, et Frédérick Guerri, qui m’accompagne pour le choix des photographes et l’organisation de l’événement.

L’événement

Les 4 et 5 octobre 2025, nous vous accueillerons aux Salons de l’Urban à Lille, pour un rendez-vous convivial, favorisant rencontres, découvertes et discussions autour de la photographie.
Olivier Avez

April Tavernier - Arbres en plastiques

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© April Tavernier

  April Tavernier - Arbres en plastiques est une série photographique en argentique réalisée à Leers, dans la ville où je réside. À partir d’un constat brut et inquiétant : en longeant le canal près de la station d’épuration, j’ai observé des arbres littéralement recouverts de déchets plastiques, prisonniers de leurs branches après le passage du courant. Ces images ne relèvent pas de la mise en scène, mais d’une réalité écologique que nos regards ont fini par banaliser.
Le contraste visuel m’a frappée, d’un côté, la quiétude du canal et sa lumière paisible, de l’autre, des arbres défigurés, transformés en témoins involontaires de nos modes de vie. Cette dualité incarne l’anthropocène, où nature et déchet s’entremêlent jusqu’à devenir indissociables. Afin de rester cohérente avec l’esprit écologique de ma démarche, j’ai choisi de travailler en photographie argentique, développée avec un procédé alternatif : le caffénol. Ce révélateur artisanal, composé de café soluble, de bicarbonate de soude, d’acide L-ascorbique et de sel, est biodégradable et moins nocif pour l’environnement. Il confère également à mes tirages un grain brut et une texture organique qui traduisent la brutalité silencieuse du paysage.
La série se compose de trois photographies, réalisées et tirées manuellement, où le vivant et le déchet cohabitent dans un face-à-face troublant.
Arbres en plastiques a été nominée pour le Prix Clim’art 2025 et sera présentée à Paris, au Consulat Voltaire (11e arrondissement), du 18 au 31 octobre 2025.                                                                                              

April Tavernier

Stéphane Duquesnoy

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© Stéphane Duquesnoy

Stéphane Duquesnoy - Itinéraire d'une guerre annoncée

 "1939-1945, Itinéraire d'une guerre annoncée" est un livre auto-édité composé principalement de 80 photographies en noir et blanc, accompagnées de quelques poèmes et extraits de poèmes. Son sujet principal est l’homme à travers le conflit 39-45, selon un itinéraire que je me suis donné. Je me suis orienté vers les traces et les lieux de mémoire actuels pour faire rejaillir le passé. Cet itinéraire m’a ainsi conduit dans différentes capitales européennes, notamment Paris, Berlin, Varsovie, Budapest, ainsi que dans d’autres lieux tels qu’Auschwitz-Birkenau, Oradour-sur-Glane ou encore les plages du Débarquement.
C’est mon engagement à transmettre, à rendre hommage à toutes les personnes qui ont combattu contre les nazis, qui ont perdu la vie et qui ont gagné sans l’avoir su, à toutes les personnes civiles, à toutes les communautés juives ou autres mortes en déportation.                                                                                                

Stéphane Duquesnoy

Birgit Kleber - Photographes

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© Birgit Kleber

Birgit Kleber - Photographes

La célèbre photographe portraitiste Birgit Kleber travaille sur ce projet depuis trente ans, présentant ses collègues photographes dans d'impressionnantes photographies en noir et blanc. Elle a ainsi créé un corpus de plus d'une centaine d'images, dont Matthias Harder, directeur de la Fondation Helmut Newton, écrit qu'il n'existe « aucun ensemble systématique comparable à Photographers ». Parmi les portraits figurent Sophie Calle, Nan Goldin, Thomas Höpker, Peter Lindbergh, Richard Mosse, Sebastião Salgado, Cindy Sherman et Wolfgang Tillmanns. Birgit Kleber vit à Berlin. Ses photographies figurent dans de nombreuses collections et ont été présentées dans plus de trente expositions personnelles, notamment à la Fondation Helmut Newton / Musée de la Photographie et à la Haus am Kleistpark de Berlin. Kleber a reçu plusieurs bourses, dont une bourse de voyage du Sénat de Berlin pour Moscou. Couverture rigide - 23,5 × 28,5 cm - 128 pages.

https://www.kehrerverlag.com/en/

Fragments d’histoires : une réédition intime et précieuse

Street photographie, photo de rue
© Olivier Avez

Après l’épuisement rapide de sa première édition limitée à 100 exemplaires, Fragments d’histoires s’apprête à renaître. Ce recueil de street photography en noir et blanc capte avec sensibilité les instants fugaces et les détails urbains, où chaque double page associe deux images liées par un mot ou une phrase courte, ouvrant ainsi mille récits. La nouvelle édition, tirée en un nombre restreint d’exemplaires, reste fidèle à l’original — aucune modification ni ajout, seulement le même regard porté sur la vie dans ses fragments les plus simples et évocateurs. Le BAT est actuellement chez l’imprimeur, et la réimpression verra bientôt le jour, offrant une nouvelle chance de se plonger dans ce voyage photographique intime et vibrant. Restez à l’écoute pour découvrir la date de sortie officielle et les modalités de commande.

Stéphane Duquesnoy, « 1914-1918, Unis dans la mort »

Photographie contemporaine
© Stéphane Duquesnoy

Nos cimetières militaires font désormais partie de nos paysages et de notre patrimoine. Pourtant, ne passons-nous pas trop vite devant ces lieux de mémoire, ces stèles de soldats de toutes nationalités, tombés dans la force de l'âge, au cœur de tant de souffrances et de désillusions ?

J’ai voulu m’imprégner de cette mémoire visuelle en parcourant de nombreux cimetières et lieux de mémoire de la Grande Guerre. Que ce soit dans les Hauts-de-France, dans la Somme, l’Aisne, le Grand Est, ou encore en Belgique, j’ai pu assister à plusieurs commémorations. J’ai voulu transmettre aux jeunes générations, retrouver un nom, une tombe, mais aussi des traces en lien avec les sépultures — une mission que je me suis donnée.

Au fur et à mesure que les jours défilaient et que le moral des troupes baissait, l’un des seuls liens forts entre le front et la famille restait le courrier. En témoignent des millions de lettres, décrivant parfois leurs effroyables conditions de vie ou de mort, ce qu’ils enduraient, et leurs espoirs de revenir vivants de cet enfer.

Le cimetière militaire de Saint-Symphorien a vraiment la particularité de se trouver dans un cadre boisé, très différent des autres cimetières que j’ai pu photographier. Parmi toutes les tombes, j’ai découvert celle du premier soldat du Commonwealth tombé le 22 août 1914 : John H. Parr, ainsi que celle du dernier : George L. Price, mort le 11 novembre 1918 à 10h58.

Exposition : Mons Memorial Museum, salle Tucker (Mons Belgique). Du 10 mai 2025 au 4 janvier 2026.

BIOGRAPHIE

Né en 1959 à Armentières, dans le Nord de la France, Stéphane Duquesnoy est auteur et photographe, membre du collectif INCARNAT de la Fédération Photographique de France. Il travaille principalement en noir et blanc, sous forme de séries photographiques aux thématiques variées, souvent liées à la mémoire et au patrimoine.

Il a participé à de nombreuses expositions collectives et individuelles, et a obtenu plusieurs prix régionaux et nationaux. Il est notamment 3e lauréat du concours de portfolio 2024 de l’association Hélio, ainsi que 3e lauréat du Grand Prix d’Auteur 2025 de la Fédération Photographique de France — deux distinctions reçues pour sa série "1939-1945. Itinéraire d’une guerre annoncée".

Ses travaux ont également été publiés dans différents magazines, et il a auto-édité plusieurs livres.

Exposition photographique :
« Je ne vous ai pas apporté des bonbons. »

Photographie contemporaine
© Frédérick Guerri

La galerie "Phototime"  Lille, reçoit pendant deux mois, à partir du 12 septembre, le photographe Frédérick Guerri pour la présentation d’un large extrait de son travail, inspiré d’une chanson de Jacques Brel. Fidèle à ses sujets de prédilection "L’humain et la nature", Frédérick rend hommage à la diversité féminine, des horizons lointains aux plus proches, d’une fleur à l’autre.
Phototime Lille : 10, boulevard Carnot. Vernissage, le 12 sept à 19 h 00. Expo visible aux horaires d’ouvertures du Laboratoire. Pour infos, contact : frederickguerriphoto@gmail.com

Frédérick Guerri : Natur "elles".

Photographie contemporaine
© Frédérick Guerri

Frédérick Guerri photographe Franco-Belge nous livre à travers cet ouvrage un regard immersif et poétique dans les lieux cachés de la réserve naturelle de l’Ardèche. Cinq modèles complices l’ont suivit aux travers de ses escapades photographiques, pour une restitution ou le corps donne résonance aux éléments, une introspection fugitive en noir et blanc, une ode à la féminité quand le temps s’arrête. Livre en auto édition en vente en septembre. Pour tout renseignement, contactez-moi par mail : frederickguerriphoto@gmail.com

Nicola Vigilanti, itinéraire d’un regard libre.

Photographie contemporaine
© Nicola Vigilanti

Nicola Vigilanti, photographe italien vivant en France, visite l’Amérique depuis l’adolescence. Inspiré par Jack Kerouac ou Jim Morrison, il parcourt les États-Unis, appareil en main, captant une Amérique granuleuse, entre rêve et désillusion. En 2024, il publie Grainy America chez El Viso, réunissant dix ans de voyages. Son regard, à la fois critique et sensible, interroge les mythes, révèle les visages et les contrastes d’un pays fracturé. Exposé en Résonance à la Biennale de Lyon, son travail mêle écriture et photographie dans une œuvre cohérente, fruit d’une collaboration avec éditeur, auteure et graphiste. www.nicolavigilanti.net

Patrice Deregnaucourt, photographe des Hauts-de-France.

Photographie contemporaine
© David Colliau

Il laisse une œuvre sensible et discrète, à son image : modeste, attentif, et plein d’humour. Photographe depuis l’adolescence, Patrice travaillait avec une rigueur presque monacale, privilégiant la lumière naturelle et douce de son petit studio.

Ses images, souvent épurées et composées à partir de simples objets anciens, reflètent un monde intérieur teinté de nostalgie et de simplicité. Tirées sur papier Hahnemühle pur chiffon, ses œuvres révèlent toute la profondeur de son regard, fidèle à sa maxime : « Quand la photo est faite, elle ne m’appartient plus. Je passe à autre chose. »

Exposé notamment à la Maison de la Photographie de Lille en 2016, Patrice reste un artisan discret de la lumière, un photographe du silence, dont l’œuvre continue de vivre dans le regard de ceux qui l’ont croisé.

Olivier Avez : « Regard d'artiste, au-delà des apparences »
Photographie contemporaine
© Olivier Avez

Le projet Regard d'artiste, au-delà des apparences est aujourd’hui achevé. Pendant plusieurs mois, j’ai photographié et rencontré des artistes des Hauts-de-France, tous portés par une vision singulière de leur art. Ce travail a donné naissance à un livre qui rassemble 92 portraits et des mots choisis, offerts par les artistes pour exprimer leur démarche. J’y ai également ouvert quelques pages à des personnes qui, sans être artistes, évoluent dans cet univers et portent un regard éclairant sur la création. Le livre est toujours disponible à la vente. Merci de me contacter par mail sur : contacts@positif.photo

Blog photographie – actualités, expositions et artistes

Sur Positif.photo, ce blog partage des actualités et des textes autour de la photographie d’auteur : expositions, livres photo, portraits de photographes, projets éditoriaux et réflexions sur l’écriture visuelle. Basé à Lille, Positif, écrire avec la lumière met en avant des regards contemporains en France et ailleurs.

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