Un voyage au cœur du Japon, à la recherche de pianos oubliés.
Lors de deux expéditions menées en 2025 et 2026, Romain Thiery a parcouru plus de 5 000 km à travers le Japon, sur les traces de pianos abandonnés.
Ce livre est né d’une envie souvent exprimée par son public : découvrir les histoires qui se cachent derrière ses images.
Conçu comme un véritable carnet de voyage, l’ouvrage mêle photographies et récits. Chaque lieu y est raconté, entre aventure, solitude, émerveillement et imprévus.
À travers ces pages, le lecteur traverse le Japon autrement. Un Japon singulier, qui continue de résonner dans le cœur de ses pianos endormis.
Édition & caractéristiques :
• 136 pages imprimées en offset • Format 25 × 20 cm • Couverture souple • Imprimé en France, sous les presses d’Escourbiac • Livre d’artiste signé • Édition bilingue – français/anglais • Sortie officielle : 7 mai 2026 • Tarif : 35,00 €
Lors du week-end de l’exposition organisée à l’occasion du lancement du numéro 3 de la revue Positif, écrire avec la lumière, l’ordinateur de l’un des photographes du collectif, Eric, a été dérobé durant la nuit.
Touchés par cette situation, plusieurs photographes du collectif ont spontanément souhaité réagir. Dans un esprit de solidarité, quatorze d’entre eux ont décidé de mettre en vente une ou plusieurs de leurs photographies.
Ces tirages originaux, parfois signés et numérotés, sont proposés dans différents formats, du plus petit au grand format. Chaque photographe fixe librement le prix de son tirage.
L’intégralité des sommes récoltées sera reversée à Eric afin de lui permettre d’acquérir un nouvel ordinateur et de poursuivre son travail photographique.
Les règlements peuvent être effectués sur place en espèces ou par chèque. L’intégralité des sommes récoltées sera reversée à Eric.
Les photographies sont visibles et disponibles à la vente chez : Phototime, 10, bd Carnot à Lille - Tél. 03.20.06.58.67.
La vente se poursuivra jusqu’à l’épuisement des tirages.
Cette initiative témoigne de l’esprit qui anime le collectif Positif, écrire avec la lumière : la photographie comme espace de création, mais aussi comme lieu de partage et de solidarité.
Photographes participants :
Olivier Avez - Frédérick Guerri - Stéphane Duquesnoy - Philippe Watel - Julien Gilbert - Christophe Painvin - Jean-Pierre Duplan - Pierre Loyez - April Tavernier - Fabien Debrabandere - Laëtitia Rousé - Fabien Chavanne - Bertrand Arnould - Hervé Escario
Olivier Avez
Publié le 12 mars 2026
Photo Brussels - Albert Peppermans, Jesse Willems.
Pour la 10ᵉ édition de Photo Brussels, la Schönfeld Gallery présente deux artistes belges.
Albert Peppermans (1947) expose Journal Brut. Il utilise ses instantanés, images fugaces, souvent banales saisies lors de voyages qui constituent cette série.
Il isole un fragment et le convertit en noir et blanc. Les photos sont imprimées sur du plexiglas et contrecollées sur une toile peinte à l'acrylique qui dynamise l'image à la manière pop.
Cela crée un journal visuel insaisissable, faussement spontané, toujours composé, utilisant un langage plastique où conversent photographie et peinture.
Jesse Willems (1984) expose Luz. Il photographie le quotidien urbain : détails d'architecture, graffiti. Ces photos dont des détails sont isolés constituent la base des œuvres de Luz. Chaque photo est prolongée par des collages sur les passe-partout. Jesse utilise des papiers de récupération comme ceux de son grand-père architecte pour "envelopper" ses photographies. Ces œuvres abstraites nous plongent dans une forme de contemplation et de silence.
Il y a plus de 12 ans, dans un monde où le digital n'avait pas encore révolutionné le paysage culturel et sociétal, Aralya est né. Nous avons fait le pari d'utiliser les outils numériques pour démocratiser la scène artistique, une approche alors audacieuse et nouvelle. Notre mission était, et demeure, de nous positionner comme un pont entre les créateurs et le public, pour donner à l'art la visibilité qu'il mérite et le mettre au cœur de nos quotidiens.
À travers nos plateformes digitales, nous dynamisons le milieu et offrons une vitrine aux acteurs qui le font vivre. De la mise en lumière d’artistes (peintres, sculpteurs, photographes, plasticiens de tout style, de toute tendance), de galeries, à la présentation de salons reconnus, d’éditeurs, Aralya est devenu un véritable partenaire pour tous les professionnels de l'art.
Mais notre rôle ne s'arrête pas au numérique. Nous voulons être plus qu'un simple média : nous sommes là pour accompagner et aider les artistes de manière globale dans leur visibilité. C'est en contribuant à la découverte de leurs univers que nous parvenons à transmettre leur passion à notre communauté de plus de 35 000 abonnés, ainsi qu'aux 11 000 visiteurs mensuels d’
aralya.fr.
Aralya fonctionne comme un véritable label. Nous sélectionnons avec soin les expositions, les lieux et les événements que nous recommandons. Cette approche nous permet de créer une véritable communauté, de gagner en visibilité et d’être un gage de qualité.
Aralya est fait pour offrir une immersion complète :
● “On en parle”, notre magazine qui met en avant les tendances et les talents du moment.
● L'”Agenda des sorties”, pour ne rien manquer des événements à venir.
● “Artistes” et “Spots”, qui référencent les artistes et les lieux que nous avons soigneusement sélectionnés.
● Une newsletter régulière pour nos coups de coeurs et recommandations
Si vous êtes un photographe et que vous souhaitez présenter votre travail, nous serions ravis de le découvrir.
N'hésitez pas à contacter notre équipe de rédaction à l'adresse suivante :
redaction@aralya.fr.
Nous vous invitons également à vous abonner à notre newsletter, pour avoir tous nos coups de coeur et nos recommandations.
Atelier Focale 16 organise un concours photographique intitulé « L’HUMAIN au TRAVAIL », ouvert aux photographes amateur·e·s et professionnel·le·s. Le concours comporte une seule catégorie et les photographies devront être réalisées exclusivement en noir et blanc.
Chaque participant·e peut envoyer jusqu’à deux photographies (une seule sera retenue) par mail à l’adresse concoursaf16@gmail.com
. Les images devront être transmises sans signature ni signe distinctif, en basse définition (1920 pixels sur le bord le plus large), et accompagnées du récépissé HelloAsso. Un mail de confirmation sera envoyé afin de valider la participation.
La sélection sera effectuée par un jury composé de trois personnes issues du monde photographique et extérieures à l’association. Trente photographies seront retenues pour être exposées au format 50 × 70 cm. Les auteur·e·s des images sélectionnées seront contacté·e·s afin de fournir le fichier original, traité, en haute définition, en vue du tirage.
Les trois premières photographies sélectionnées par le jury recevront une dotation de 250 €, 150 € et 100 €. Les tirages des œuvres exposées seront remis aux auteur·e·s en fin d’exposition ou mis à disposition à l’adresse de l’association. L’ensemble des modalités est précisé dans le règlement complet du concours.
Règlement complet et modalités du concours disponibles sur le site de l’association
AF16 – Concours.
AF16 concours
Publié le 10 février 2026
Appel à candidatures 2026 – Festival Barrobjectif
Clôture le 15 mars 2026
BarrObjectif, festival de photoreportage, se tiendra du 12 au 20 septembre 2026 à Barro, dans le nord de la Charente (16700).
Le festival présente des photoreportages questionnant et témoignant de notre époque, mêlant photojournalisme, photographie documentaire et artistique. Le parcours photographique se déploie dans les rues du village. À l’issue du festival, un prix du public est décerné à l’exposition la plus plébiscitée ; le ou la lauréat·e sera invité·e à exposer lors de l’édition suivante, hors sélection. L’entrée du festival et les conférences sont gratuites.
L’association BarroPhoto lance un appel à candidatures pour la sélection 2026. Les 20 photographes retenus auront l’opportunité de présenter leur travail à un public diversifié (familial, passionnés, professionnels et scolaires), dans un esprit d’échange et de partage autour d’écritures photographiques singulières, aux côtés de l’invitée d’honneur, la photojournaliste documentaire franco-russe Natalya Saprunova. Appel à candidatures pour exposer au festival BarrObjectif du 12 au 20 septembre 2026. Date limite pour soumettre votre dossier : le 15 mars. Avant toute démarche, nous vous invitons à lire attentivement la Convention Photographe, qui précise les accords entre vous et l’association BarroPhoto, ainsi que l’ensemble des conditions de participation au festival.
Publié le 10 février 2026
Positif, écrire avec la lumière
La sortie officielle du magazine est prévue le 1er mars.
Positif, écrire avec la lumière poursuit son aventure.
Le numéro 3 de Positif, écrire avec la lumière paraîtra le 1er mars. Un nouveau chapitre construit autour de ce qui nous anime depuis le début : une photographie engagée, sensible et plurielle.
Ce 3e numéro réunit 17 photographes, 17 regards singuliers, 17 écritures visuelles qui racontent le monde, chacun à leur manière, avec leurs intuitions, leurs questionnements et leur lumière propre.
Comme pour chaque parution, Positif, écrire avec la lumière se pense comme bien plus qu’un magazine. C’est un objet à prendre en main, un temps pour regarder, comprendre et ressentir les images, loin de l’urgence et de la consommation rapide.
Ce numéro comprend également un article consacré aux 75 ans de Picto, laboratoire emblématique qui accompagne les photographes depuis plusieurs générations et participe, discrètement mais durablement, à l’histoire de la photographie.
Parce que Positif, écrire avec la lumière défend une photographie ouverte et accessible, le magazine est également consultable gratuitement en ligne sur notre site, en complément de l’édition imprimée.
Avant sa sortie officielle, nous avons souhaité faire exister Positif, écrire avec la lumière dans le réel. La soirée de lancement de Positif, écrire avec la lumière #3 aura lieu le 27 février à la Galerie Détournée, rue Détournée à Lille. Une soirée pour découvrir les images hors écran, rencontrer les photographes, échanger, et repartir avec Positif, écrire avec la lumière #3.
Nous serons heureux de vous y accueillir.
À très vite sur www.positif.photo
Olivier Avez
Publié le 10 février 2026
Le prochain numéro de Positif sortira le 1er mars prochain.
Dans cette édition, vous retrouverez un dossier spécial PICTO à l'occasion des 75 ans du célèbre labo en 2025.
Dans la rubrique Lumière sur... se succèderont l'histoire de Pierre Gassmann, le fondateur, une rencontre avec Thomas Consani, le tireur argentique noir et blanc de PICTO, 38 ans de tirages, et une interview de Victor Gassmann, secrétaire Général du labo, 4e génération à conduire de main de maître l'entreprise familiale reconnue Entreprise du Patrimoine Vivant.
Du 23 janvier au 20 mars 2026, PhotoTime accueille l'exposition « Chuchotements » de Laëtitia Rousé. Dans cette série de fragments photographiques, la photographe y présente des moments suspendus, entre souffle et lumière. Une invitation à ralentir, à regarder doucement, à écouter ce qui se dit à voix basse. Vernissage le vendredi 23 janvier à partir de 19 h. PhotoTime, 10, boulevard Carnot à Lille
C’est un panorama de portraits qui défile.
Noir, blanc, gris, tout est dans la nuance de ces personnes croisées au cours de mon chemin,
racontant leurs méandres de vie, leurs sentiers salvateurs, leurs vastes plaines infructueuses,
leurs parcours atypiques, leurs boulevards passionnels et enfin les noms des places qu’ils occupent
comme une victoire « place de la victoire », quel beau nom.
C’est une mise en lumière parfois après des clairs-obscurs, des levers de soleil timides,
des ombrages du temps, des contre-jours maintenant fructueux où l’on s’accroche à chaque
rayon de la vie et fait rejaillir ce réfléchissement que l’apparent ignore, que le monde juge.
C’est un bref instant de partage, sans âge, sans mise en scène, une lumière sur fond noir,
un face-à-face, une connivence et une confiance livrée en en-pieds, nourrie d’interrogations
sur soi, l’image de soi, l’image satisfaisante ou non.
C’est aussi : que dire, qu’écrire sur soi, qu’offrir, que garder pour soi.
Tronches de vies est une aventure mise bout à bout où chacun détient une vérité,
un fragment d’histoires qui font l’Histoire, celle que l’on raconte, que l’on se raconte
sans invention, sans prétention, presque une histoire sans paroles, mais qui dit tant
sur notre temps, comme un cinéma muet.
Livre et exposition courant 2026.
Frédérick Guerri
Publié le 18 décembre 2025
Alex Dinaut - TUMUR : voyage intérieur en Mongolie
Dans TUMUR, son premier livre photographique, Alex Dinaut raconte une errance en Mongolie qui devient voyage intérieur. Parti pour suivre la reconstruction de militaires blessés, il bascule lui-même dans l’épreuve après une chute de cheval. De cette fragilité naît un regard neuf : portraits nomades, paysages de steppe, instants suspendus où la lumière devient soutien, respiration, vérité.
Les Mongols lui donnent un nom : « Tumur », le fer. Un symbole de résilience qui traverse chaque image.
Avec une écriture visuelle sensible, humble et précise, Alex Dinaut compose un récit où l’humain prime sur le décor, où la photographie devient un chemin pour se retrouver. TUMUR est moins un livre de voyage qu’un livre de transformation. Un pas après l’autre, une lumière après l’autre.
Pendant un mois, chacun·e de leur côté, Bertrand et Anaïs ont capturé et mis en lumière la notion du désir qui s’inscrivait dans leur quotidien. Chaque jour, chacun·e a pris une photographie et a écrit un texte lui faisant écho, sans jamais savoir ce que l’autre ne photographiait ni écrivait à mesure que le mois s’écoulait. Chacun·e s'est emparé·e du thème à sa façon et avec son langage. Anaïs a choisi d'adresser sa pensée de façon directe à l'autre. Bertrand a installé la sienne dans la sobriété d'un verbe. Ils ont joué le jeu, sans tricher, et ont laissé la magie opérer. Parfois leurs regards se répondent, parfois ils ouvrent des chemins parallèles. Cet ouvrage est le fruit de leurs voyages respectifs, mis en miroir au fil des jours.
Désir : livre - 18 x 13 cm - 70 pages, édition limitée à 100 ex. (numérotés à la main) et imprimée à Roubaix.
Disponible au Grand Bassin Roubaix
ou www.bertrandarnould.com
ou www.instagram.com/poesiebarree
Dans un monde où tout s’accélère, il est bon parfois de ralentir l’allure en réduisant la voilure, afin de mieux apprécier tout ce qui nous entoure. Prendre son temps, ça n’est pas renoncer à l’efficacité, mais plutôt redonner de la valeur à chaque geste, à chaque pensée en vue de mieux savourer l’instant T. Prendre son temps permet d’offrir à son esprit le meilleur moyen de s’évader. Et du temps, le photographe Régis Lelièvre en a pris pour observer la vie à bord d’un immense cargo qui reliait l’Europe à l’Amérique. Durant 11 jours de traversée, il a été le témoin privilégié d’une routine quotidienne qu’il a immortalisé par des centaines de photos argentiques. Il faut dire qu’à l’époque, il fallait prendre son temps pour saisir l’instant. 28 ans plus tard, il décide de faire le tri pour ne sélectionner que les 60 plus marquantes afin de nous offrir bien plus qu’un livre de photos souvenirs ; un livre de bord, comme le reflet du temps qui passe … lentement. Contact : regis.studio@orange.fr
lelievre.photographe@gmail.com
En 2026, La Puissance du Lien et le Fonds Sakura lancent, pour la deuxième année, un concours de photographie : le Prix de la Puissance du Lien par Sakura. Placé sous le thème « Une photo, une histoire, un lien », ce prix invite chacun·e à explorer, à travers son objectif, les multiples visages des relations humaines et sociales. Plus qu’une simple compétition, il célèbre l’émotion, la diversité et la mémoire collective, en donnant une place centrale aux récits visuels qui illustrent les rencontres, les transmissions entre générations et l’ancrage des liens dans nos territoires. « Une photo, une histoire, un lien » L’image est plus qu’une capture d’instant : elle est un langage universel, un récit silencieux qui relie celles et ceux qui la créent à celles et ceux qui la regardent. En 2026, le Prix de la Puissance du Lien invite les participant·es à explorer, à travers leur regard photographique, les multiples visages du lien humain et social. Organisez des réunions régulières entre le mentoré et le mentor. Cela peut être mensuel, trimestriel ou selon une fréquence convenable aux deux parties.
Catégories : Jeunes (12-25 ans), plus de 25 ans (amateurs ou professionnels) 7 prix seront attribués : 6 prix (2 par catégorie) dotés de 500 € chacun, financés par le Fonds Sakura. 1 Prix du Public doté de 1 000 €, également financé par le Fonds Sakura.
www.lapuissancedulien.org/prix/le-prix-de-la-puissance-du-lien-par-sakura
1975, Patti Smith sort son premier album Horses.
1976, sans commande ni obligation, le jeune photographe Claude Gassian met ses pas dans ceux de la chanteuse venue à Paris pour 2 concerts : Le Père Lachaise et Jim Morrison, la place des Vosges... hors scène. Le style Gassian était né.
Connu pour ses portraits des Stones, Prince, Madonna, Gainsbourg ou Vanessa, il choisit le retrait, laissant place dans ces moments d’abandon, de silence, à la faille, à l’accident qui mettra en lumière l’être sans sa légende.
Le 16 octobre, à la galerie Rabouan-Moussion, ouvre l’exposition Ailleurs, exactement. On y retrouvera ses fameux portraits mais aussi une recherche plus personnelle : Les Tracés électriques, les Pas, les Autoroutes et les Diptyques. Refus de l’instantané, maîtrise retenue du temps, cadrage pictural de structures graphiques, de paysages urbains caractérisent ces clichés moins connus de Claude Gassian.
A l’occasion des 50 ans de la sortie de l’album, Gallimard sort Patti Smith Horses – Paris 1976. Claude Gassian y rassemble un ensemble d’images inédites retraçant ces journées hors du temps passées avec l’artiste. Patti préface. Ailleurs, exactement, du 18 oct. au 22 nov. 2025, galerie Rabouan-Moussion, 11, rue Pastourelle, 3e, Paris,
commissariat : Thierry Raspail
Auteure, chroniqueuse et romancière, Catherine Raspail tisse des liens sensibles entre les mots et les images. Collaboratrice de photographes et rédactrice pour Positif, écrire avec la lumière, elle écrit comme on photographie : pour retenir la trace d’un instant, d’une émotion, d’un visage. Son écriture accompagne le regard des photographes, en révélant ce qui se cache sous le cadre, la lumière ou le silence d’un portrait.
Pour elle, chaque texte est une rencontre, un dialogue entre deux sensibilités, celle de l’artiste et la sienne, où les mots deviennent reflets, échos, prolongements. Inspirée par la force discrète des images, Catherine Raspail cherche à « faire voir » autrement, à traduire l’humain au cœur de chaque photographie, à capter ce que les mots effleurent sans jamais vraiment le dire : l’indicible.
Ses collaborations témoignent d’une profonde humanité et d’une curiosité intacte pour le monde, pour ces fragments de vie que l’art rend éternels.
La 9e édition des Sténopédies a ouvert le 4 octobre à Clermont-Ferrand.
En alternance avec le Festival Nicéphore+, elles proposent 13 expositions dans 7 lieux gratuits. C’est une proposition unique pour photographes amateurs ou professionnels de montrer son travail.
Le jeune photographe Enzo Lucia propose Memoria Entomologica, série et réflexion sur l’image du papillon, métamorphose et mémoire figée. Utilisant le collodion humide sur plaque de verre, il transforme l’instant en éternité, le temps piégé cristallisé dans un espace hors monde.
Pour les 30 ans d’Autour de l’Image à Lyon, le photographe Pascal Baudry propose une nouvelle série : X-Ray Project.
L’idée a germé il y a 30 ans dans une galerie de Los Angeles où Pascal se souvient avoir vu une radiographie d’appareil photo.
En 2024, lors d’un passage sous les rayons X, l’inspiration devient réalité : son radiologue lui laisse poser ses boîtiers sous les ondes courtes.
Récit de son expérience de photographe professionnel, cette série expose ses amis fidèles dont on perçoit dès lors les entrailles. C’est grâce à ces objets conçus par des « ingénieurs magiciens » que Pascal écrit avec la lumière.
Les Hasselbladt 500C-M, Leica M2, Polaroïd SX70, 680 et 180 et Widelux F6 choisis entre tous sont devenus de rassurants compagnons de voyage.
Pascal entretient un lien invisible avec eux. Comme la Terre et la Lune, ils sont interdépendants et cohabitent dans une intense promiscuité, une intrication quantique indescriptible et sensible.
C’est cette amitié profonde qui nous est donnée à voir. Porteurs de « cicatrices », témoins du temps passé à documenter le monde, ils restent ses dévoués complices d’écriture photographique. 30 ans déjà, exposition collective du 27 sept. au 24 déc. 2025
Autour de l’Image 44, rue Sala - 69002 Lyon
Catherine Raspail
Publié le 28 septembre 2025
Positif, écrire avec la lumière, naissance d’un projet
Naissance de Positif, écrire avec la lumière.
Un jour, dans mon atelier, j’ai fait un simple 360° : des portes-documents noirs débordaient de tirages, des photos et des livres attendaient un lecteur. Frustré de ne pas les montrer, j’ai décidé d’en faire quelque chose. En en parlant autour de moi, l’enthousiasme a été immédiat. C’est ainsi qu’est né Positif, écrire avec la lumière.
Sortir du cadre
Je ne voulais pas d’une exposition classique, mais un espace libre et accessible, où chacun pourrait circuler, feuilleter, choisir une image et rencontrer les photographes. Douze artistes ont participé au premier événement, chacun offrant un aperçu de son univers, avec pour objectif de créer émotion et rencontre.
Le titre et sa signification
Le titre s’est imposé naturellement : pour un photographe, le positif est l’image qui apparaît après la chambre noire. Dans la vie, c’est une façon de rester curieux et optimiste. « Écrire avec la lumière » renvoie à l’essence même de la photographie : chaque cliché est une trace lumineuse, une écriture silencieuse.
L’émotion avant tout
Au départ prévu pour le web, Positif, écrire avec la lumière a trouvé sa place sur papier : feuilleter, toucher, ressentir le rythme des images et des textes crée un dialogue direct avec la photographie. Noir et blanc, couleur, argentique, numérique, expérimental… l’émotion est le fil conducteur.
Donner la parole aux photographes
Positif, écrire avec la lumière, n’est pas qu’une vitrine : c’est un espace de parole. Chaque photographe se présente, partage son parcours et sa vision, permettant au public de découvrir l’intimité derrière l’image. Les participants sont choisis par coup de cœur, souvent via les réseaux sociaux, et certaines rencontres restent marquantes.
Des personnes passionnées
Pour lancer ce projet, j’ai mis ma propre pratique en suspens. Découvrir et partager des images me nourrit et me satisfait. Je me vois désormais comme un montreur de talents. Je suis accompagné de personnes précieuses : Catherine Raspail, qui contribue aux textes et à la mise en valeur des images, et Frédérick Guerri, qui m’accompagne pour le choix des photographes et l’organisation de l’événement.
L’événement
Les 4 et 5 octobre 2025, nous vous accueillerons aux Salons de l’Urban à Lille, pour un rendez-vous convivial, favorisant rencontres, découvertes et discussions autour de la photographie.
Stéphane Duquesnoy - Itinéraire d'une guerre annoncée
"1939-1945, Itinéraire d'une guerre annoncée" est un livre auto-édité composé principalement de 80 photographies en noir et blanc, accompagnées de quelques poèmes et extraits de poèmes. Son sujet principal est l’homme à travers le conflit 39-45, selon un itinéraire que je me suis donné. Je me suis orienté vers les traces et les lieux de mémoire actuels pour faire rejaillir le passé. Cet itinéraire m’a ainsi conduit dans différentes capitales européennes, notamment Paris, Berlin, Varsovie, Budapest, ainsi que dans d’autres lieux tels qu’Auschwitz-Birkenau, Oradour-sur-Glane ou encore les plages du Débarquement. C’est mon engagement à transmettre, à rendre hommage à toutes les personnes qui ont combattu contre les nazis, qui ont perdu la vie et qui ont gagné sans l’avoir su, à toutes les personnes civiles, à toutes les communautés juives ou autres mortes en déportation.
La célèbre photographe portraitiste Birgit Kleber travaille sur ce projet depuis trente ans, présentant ses collègues photographes dans d'impressionnantes photographies en noir et blanc. Elle a ainsi créé un corpus de plus d'une centaine d'images, dont Matthias Harder, directeur de la Fondation Helmut Newton, écrit qu'il n'existe « aucun ensemble systématique comparable à Photographers ». Parmi les portraits figurent Sophie Calle, Nan Goldin, Thomas Höpker, Peter Lindbergh, Richard Mosse, Sebastião Salgado, Cindy Sherman et Wolfgang Tillmanns. Birgit Kleber vit à Berlin. Ses photographies figurent dans de nombreuses collections et ont été présentées dans plus de trente expositions personnelles, notamment à la Fondation Helmut Newton / Musée de la Photographie et à la Haus am Kleistpark de Berlin. Kleber a reçu plusieurs bourses, dont une bourse de voyage du Sénat de Berlin pour Moscou.
Couverture rigide - 23,5 × 28,5 cm - 128 pages.
https://www.kehrerverlag.com/en/
Publié le 25 août 2025
Fragments d’histoires : une réédition intime et précieuse
Après l’épuisement rapide de sa première édition limitée à 100 exemplaires, Fragments d’histoires s’apprête à renaître. Ce recueil de street photography en noir et blanc capte avec sensibilité les instants fugaces et les détails urbains, où chaque double page associe deux images liées par un mot ou une phrase courte, ouvrant ainsi mille récits.
La nouvelle édition, tirée en un nombre restreint d’exemplaires, reste fidèle à l’original — aucune modification ni ajout, seulement le même regard porté sur la vie dans ses fragments les plus simples et évocateurs.
Le BAT est actuellement chez l’imprimeur, et la réimpression verra bientôt le jour, offrant une nouvelle chance de se plonger dans ce voyage photographique intime et vibrant. Restez à l’écoute pour découvrir la date de sortie officielle et les modalités de commande.
Publié le 2 août 2025
Stéphane Duquesnoy, « 1914-1918, Unis dans la mort »
Nos cimetières militaires font désormais partie de nos paysages et de notre patrimoine. Pourtant, ne passons-nous pas trop vite devant ces lieux de mémoire, ces stèles de soldats de toutes nationalités, tombés dans la force de l'âge, au cœur de tant de souffrances et de désillusions ?
J’ai voulu m’imprégner de cette mémoire visuelle en parcourant de nombreux cimetières et lieux de mémoire de la Grande Guerre. Que ce soit dans les Hauts-de-France, dans la Somme, l’Aisne, le Grand Est, ou encore en Belgique, j’ai pu assister à plusieurs commémorations. J’ai voulu transmettre aux jeunes générations, retrouver un nom, une tombe, mais aussi des traces en lien avec les sépultures — une mission que je me suis donnée.
Au fur et à mesure que les jours défilaient et que le moral des troupes baissait, l’un des seuls liens forts entre le front et la famille restait le courrier. En témoignent des millions de lettres, décrivant parfois leurs effroyables conditions de vie ou de mort, ce qu’ils enduraient, et leurs espoirs de revenir vivants de cet enfer.
Le cimetière militaire de Saint-Symphorien a vraiment la particularité de se trouver dans un cadre boisé, très différent des autres cimetières que j’ai pu photographier. Parmi toutes les tombes, j’ai découvert celle du premier soldat du Commonwealth tombé le 22 août 1914 : John H. Parr, ainsi que celle du dernier : George L. Price, mort le 11 novembre 1918 à 10h58.
Exposition : Mons Memorial Museum, salle Tucker (Mons Belgique). Du 10 mai 2025 au 4 janvier 2026.
BIOGRAPHIE
Né en 1959 à Armentières, dans le Nord de la France, Stéphane Duquesnoy est auteur et photographe, membre du collectif INCARNAT de la Fédération Photographique de France. Il travaille principalement en noir et blanc, sous forme de séries photographiques aux thématiques variées, souvent liées à la mémoire et au patrimoine.
Il a participé à de nombreuses expositions collectives et individuelles, et a obtenu plusieurs prix régionaux et nationaux. Il est notamment 3e lauréat du concours de portfolio 2024 de l’association Hélio, ainsi que 3e lauréat du Grand Prix d’Auteur 2025 de la Fédération Photographique de France — deux distinctions reçues pour sa série "1939-1945. Itinéraire d’une guerre annoncée".
Ses travaux ont également été publiés dans différents magazines, et il a auto-édité plusieurs livres.
Frédérick Guerri photographe Franco-Belge nous livre à travers cet ouvrage un regard immersif et poétique dans les lieux cachés de la réserve naturelle de l’Ardèche.
Cinq modèles complices l’ont suivit aux travers de ses escapades photographiques, pour une restitution ou le corps donne résonance aux éléments, une introspection fugitive en noir et blanc, une ode à la féminité quand le temps s’arrête.
Livre en auto édition en vente en septembre. Pour tout renseignement, contactez-moi par mail : frederickguerriphoto@gmail.com
Nicola Vigilanti, photographe italien vivant en France, visite l’Amérique depuis l’adolescence. Inspiré par Jack Kerouac ou Jim Morrison, il parcourt les États-Unis, appareil en main, captant une Amérique granuleuse, entre rêve et désillusion. En 2024, il publie Grainy America chez El Viso, réunissant dix ans de voyages. Son regard, à la fois critique et sensible, interroge les mythes, révèle les visages et les contrastes d’un pays fracturé. Exposé en Résonance à la Biennale de Lyon, son travail mêle écriture et photographie dans une œuvre cohérente, fruit d’une collaboration avec éditeur, auteure et graphiste. www.nicolavigilanti.net
Publié le 26 juillet 2025
Patrice Deregnaucourt, photographe des Hauts-de-France.
Il laisse une œuvre sensible et discrète, à son image : modeste, attentif, et plein d’humour. Photographe depuis l’adolescence, Patrice travaillait avec une rigueur presque monacale, privilégiant la lumière naturelle et douce de son petit studio.
Ses images, souvent épurées et composées à partir de simples objets anciens, reflètent un monde intérieur teinté de nostalgie et de simplicité. Tirées sur papier Hahnemühle pur chiffon, ses œuvres révèlent toute la profondeur de son regard, fidèle à sa maxime : « Quand la photo est faite, elle ne m’appartient plus. Je passe à autre chose. »
Exposé notamment à la Maison de la Photographie de Lille en 2016, Patrice reste un artisan discret de la lumière, un photographe du silence, dont l’œuvre continue de vivre dans le regard de ceux qui l’ont croisé.
Le projet Regard d'artiste, au-delà des apparences est aujourd’hui achevé. Pendant plusieurs mois, j’ai photographié et rencontré des artistes des Hauts-de-France, tous portés par une vision singulière de leur art. Ce travail a donné naissance à un livre qui rassemble 92 portraits et des mots choisis, offerts par les artistes pour exprimer leur démarche.
J’y ai également ouvert quelques pages à des personnes qui, sans être artistes, évoluent dans cet univers et portent un regard éclairant sur la création.
Le livre est toujours disponible à la vente.
Merci de me contacter par mail sur : contacts@positif.photo
Publié le 25 juillet 2025
Blog photographie – actualités, expositions et artistes
Sur Positif.photo, ce blog partage des actualités et des textes autour de la photographie d’auteur :
expositions, livres photo, portraits de photographes, projets éditoriaux et réflexions sur l’écriture visuelle.
Basé à Lille, Positif, écrire avec la lumière met en avant des regards contemporains en France et ailleurs.
photographie d’auteur, photographie contemporaine, photo de rue, street photography, expositions photo,
livres photo, magazine de photographie, artistes photographes, Lille, Hauts-de-France